Promenade dans Creully


La Place Paillaud - L’Eglise - La Mairie et le presbytère - La Grange aux Dîmes - Le Château de Creullet - Hôtels particuliers et échoppes

Cour de l'ex-gendarmerie - Nestlé - Lavoir et moulin - Le Château de Creully


 

 

 

 

La Place Paillaud.

Située dans le bourg et près de l’Eglise, cette place était du Haut Moyen-Age jusqu’à la fin du XVIII° siècle, le cimetière de la commune. en effet, le 26 septembre 1786, l’emplacement du cimetière actuel (à la sortie du village en direction de Caen) fut acheté et c’est le 14 avril 1787 que le dernier corps fut inhumé sur cette place.

Le déplacement du cimetière avait été fait pour un gain de place et par préoccupations hygiénistes.

En restaurant la place (1993-1994), d’anciennes sépultures ont été retrouvées.

De plus, le 17 novembre 1840, un violent incendie détruisit la plupart des maisons de cette place. En une heure, 95 maisons brûlèrent et 216 familles furent dans la ruine. A la fin de la journée, 150 habitations étaient détruites.

Monsieur de Marguerie, propriétaire du château, donna une partie de son parc pour reconstruire les maisons ravagées par les flammes. Il vendit 7 lots de terrains, l’actuelle Place Paillaud, avec charge de construire les maisons sur un plan uniforme et de mettre un fronton triangulaire au milieu.

Place Paillaud - Les halles et l'Hôtel St Martin
Les anciennes Halles de Creully, qui se situent à l’extrémité de la Place, forment le rez-de-chaussée de l’Hôtel Saint-Martin. Ces halles sont les plus belles de Basse-Normandie et furent bâties au XVII° siècle par Antoine III de Sillans, baron de Creully et son épouse Sylvie de Rohan. Elles servaient de marché et d’auberge
Place Paillaud - Le Farfadet
A l’autre extrémité de la Place, à côté de l’Eglise, il y a la crêperie « Le Farfadet », et c’est là qu’ont été tournées quelques scènes du film : « La Petite Voleuse » avec Charlotte Gainsbourg.
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L’Eglise.

. Construction contemporaine à celle du château, l’église de Creully est un beau joyau de l’art roman, très remanié au XIX° siècle. La nef, le choeur et les bas-côtés sont d’architecture romane. Les arcades de la nef sont ornées de zigzags. Elles reposent sur des piliers ornés de chapiteaux. Les arceaux des voûtes sont supportés par des colonnes qui séparent les arcades. Les modillons de la corniche extérieure sont sculptés de figures. Il y avait autrefois dans le choeur, du côté évangile, le tombeau d’Antoine Ier de Sillans et du côté épître le mausolée d’Antoine III de Sillans dont il ne reste que l’enfeu.

Le clocher est plus récent. On y voit sculpté Saint-Martin, partageant son manteau. L’église lui est dédiée.

A noter aussi que sur le mur sud-est de cet édifice, un répertoire de bateaux en graffitis est gravé : ce sont des ex-voto.

L'Eglise (devant)
L'Eglise (derrière)
Vous pouvez la visiter en cliquant ici
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La Mairie et le presbytère .

Ce grand bâtiment, mairie depuis 1986, est l'ancien presbytère de Creully. Construit au XVII° siècle, il n'était pas à l'origine le presbytère mais seulement une maison particulière qui a été vendue de nombreuses fois et qui devint au début du XIX° le presbytère.

En 1796, il est revendu comme maison particulière, mais son propriétaire Mr Monin est tué quelques années plus tard. En 1799, il devient bien national et en 1800 une troupe de passage de la gendarmerie nationale s'y installe, mais pour un bref moment. Il redevient alors maison particulière.

Le four était une propriété du seigneur de la commune. C'est ce que l'on appelait un privilège car pour s'en servir, les habitants devaient payer une taxe au seigneur. Il fut construit au XV° et servit jusqu'au XVIII° siècle.

La Mairie
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La Grange aux Dîmes.

C’est un bâtiment de l’an 1000, à peu près.

Sous l’Ancien Régime, les églises paroissiales étaient placées sous la tutelle d’un patron, laïc ou ecclésiastique, qui nommait le desservant ou curé. Le lieu de culte était parfois accompagné d’un domaine agricole pouvant constituer un fief avec colombier. Les dîmes, redevances en nature attachées à chaque paroisse, 1/10° du revenu des paysans, étaient perçues par un ou plusieurs seigneurs, devenus souvent, avec le temps, distincts du patron.

Les gerbes dues au principal décimateur étaient déposées dans une grange spéciale, située généralement près de l’église.

Les granges aux dîmes, bâtiments avec de puissants contreforts se différencient par l’adoption d’une porte charretière au lieu d’une porte piétonne, sans doute parce que le déchargement des gerbes avait lieu à l’intérieur de l’édifice.

Après la Révolution, le monument a été modifié, sans doute coupé et on y a fait quelques ouvertures. C’est maintenant une maison.

La Grange aux Dîmes
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Le Château de Creullet (par la sente du Bief).

Le château de Creullet comprend un vaste jardin à la Française s’étendant jusqu’au seuil de la demeure. Très XVIII° siècle, ce château possède un seul étage et une haute toiture dans laquelle s’encastre un fronton triangulaire. C’est avant tout une demeure de plaisance construite au début du XVII° siècle, transformée quelques décennies plus tard et remaniée à plusieurs reprises.

De vieux communs du XV° siècle subsistent, bien à part, mais compris cependant dans un bel ensemble, limités par une murette ornée de vases et de guirlandes de roses. La grange d’ailleurs avait été la chapelle Sainte Marguerite et fut le lieu de sépulture des châtelains de Creullet, d’amis et de serviteurs. Le corps de ferme un peu plus loin abrite aujourd’hui une fabrique artisanale de parapluies : H2O; ouvert aux visites.

Au-delà du château, une longue pelouse se confondrait avec la campagne si la transition n’en était marquée par une légère architecture à jour, portes, balustres et pilastres, dans le genre de l’ornementation du XVII° siècle des jardins de Brécy, proche de Creully.

Fixant les limites du jardin, une balustrade court entre deux portiques, seulement interrompue dans sa partie centrale pour prolonger la perspective bien au-delà de la pièce d’eau, longue de 200 mètres.

De toute la lignée des possesseurs du château, il est malaisé d’attribuer à tel ou tel la part prise dans l’élaboration de la délicieuse ordonnance du domaine que nous admirons aujourd’hui. Ce fut oeuvre de longue haleine. Si certaines parties intérieures du château peuvent remonter au temps des derniers Le Héricy (début XVII° siècle), la pièce d’eau, l’architecture à jour qui la borde, les terrasses longeant et surplombant la vallée, avec leurs balustres, leurs colonnes surmontées de pots à feu, pourraient être du temps des Quincé (fin XVII° siècle).

Une aimable légende était née, attribuant à Louis XIV lui-même l’initiative de la construction de Creullet par attirance particulière pour une demoiselle Le Héricy. Mais les demoiselles Le Héricy de Creullet n’étaient plus de ce monde au temps des premières amours du Roi Soleil.

On a avancé le nom de Mansart pour architecte; disons, en tous cas, que les jardins sont de l’école de Lenôtre.

Beaucoup plus proche de nous, le château de Ceullet a été témoin d’un événement historique très important puisqu’en effet, le 08 juin 1944, le Général Montgomery, qui venait de débarquer à Graye-sur-Mer, vint y installer son quartier général.

Il fit placer sa roulotte campement près des arbres du parc, à deux pas de la pièce d’eau. Montgomery était le chef des armées britanniques, commandant des Forces Terrestres du Débarquement de Normandie.

Le 12 juin 1944, Montgomery reçut, dans les salons du château, le Roi d’Angleterre, Georges VI, Sir Winston Churchil, Premier Ministre, et le Maréchal Smutz, Ministre de la guerre.

Le 14 juin 1944, le Général De Gaulle s’entretint à Creullet avec Montgomery.
Cette propriété ne se visite pas.

Prieuré de St Gabriel Brécy (porte d'entrée)
Prieuré de St Gabriel Brécy (intérieur)
Nous apercevons d'ici l'église de St Gabriel Brecy . Dans ce village vous pourrez y voir un ancien prieuré (photos) fondé au XI° qui comprend un ensemble de bâtiments monastiques dont le plus remarquable est le choeur de l'église abbatiale du XII° ; Depuis 1929 il abrite un centre d'enseignement horticole.
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Hôtels particuliers et échoppes.

Nous remarquons deux types d’habitat dans Creully au XVIII°-XIX° siècle, car ce village s’est en effet beaucoup reconstruit pendant cette période, ceci étant lié à la richesse agricole : plaine / bocage, qui confirme alors la situation privilégiée de Creully en limite des deux.

Tout d’abord, il y a un habitat aisé avec des hôtels particuliers comprenant une cour d’honneur devant, un jardin à l’arrière et des écuries sur le côté.

Et d’autre part, un habitat plus modeste, datant du XVIII° siècle, avec un rez-de-chaussée et un ou deux étages; qui était d’anciennes échoppes ou boutiques, ce qui indique la présence de nombreux commerces à Creully.

Le forgeron, le maréchal-ferrant, le charron, le bourrelier et le tonnelier étaient indispensables dans la plus part des villages en raison de l’importance des labours et de la fabrication du cidre dans toutes les fermes. Leurs demeures ne se différenciaient guère des autres maisons du village : un atelier remplaçait le cellier de la maison du journalier.

En revanche, l’habitation du commerçant est facilement repérable par son ouverture boutiquière. Le boucher, le boulanger, le poissonnier, le cabaretier et le mercier semblent avoir été les plus fréquents à la fin de l’ancien régime. Au XVIII° siècle, les baies des boutiques sont en plein cintre, en anse de panier ou en arc déprimé et fermées dans le bas par un allège laissant un passage piéton au centre ou sur un côté. Au XIX° siècle, l’ouverture devient rectangulaire : l’arc est remplacé par un linteau en bois ou une plate-bande en pierre de taille.

Aujourd’hui il y a un troisième type d’habitat formant des ensembles pavillonnaires adjoints de part et d’autre de l’ancien village. Ceci permet de conserver le plan d’ensemble du bourg tel qu’il l’était à la fin du XIX° siècle.

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l'ex-gendarmerie

- Cour de l'ex-gendarmerie .

Creully devient chef-lieu de canton après la révolution et de par son importance; c'est en 1794 que la commune décide de l'implantation d'une brigade de gendarmerie.

A l'origine ce monument était une maison particulière jusqu'en 1816 (de 1794 à 1816 la brigade se situe dans l'ancien presbytère puis dans les écuries du château).

La commune de Creully rachète le bâtiment en 1964 et la gendarmerie actuelle s'installe sur la route de Caen.

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Nestlé

« Clinical Nutrition », ex-entreprise Paillaud. Cette entreprise agro-alimentaire implantée à Creully est liée à la richesse du Bessin, à l’élevage bovin et au couchage en herbe. En effet, en 1912, Monsieur Edmond Paillaud, qui vient d’une région à forte tradition laitière, crée une Société des Laiteries de Normandie et c’est à Creully qu’avec le concours d’un collaborateur toujours au service de la Société, que Monsieur Paillaud mit au point, avant la Première Guerre, la technique de fabrication du lait concentré sucré. En plus de cette fabrication, l’usine, polyvalente, faisait des fromages, de la poudre et de l’élevage de porcs, mais plus tard, elle s’est spécialisée dans le lait concentré.

Puis au fur et à mesure des années, l’usine a été vendue et rachetée plusieurs fois. Aujourd’hui, elle fabrique pour la firme Nestlé des produits médico-alimentaires pour les personnes âgées dans les hôpitaux ou hospices.

Nestlé
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Lavoir et moulin.

Le cours d’eau qui passe au pied du château est le bief de la Seulles : un canal aménagé par l’homme, conduisant l’eau sur la roue d’un moulin.
Sur ce bief, ont été construit deux moulins.

Le Moulin
Le premier, au pied des remparts, date du XVII° siècle, et était accompagné d’un autre moulin à sa droite (XVI° siècle), qui a été détruit et possédait la roue. Ces deux moulins servaient à moudre le blé et autres grains pour en faire de la farine.

Le second, construit en 1813, se trouvait en face et avait une autre dimension industrielle : fabriquer de l’huile de colza. Mais le projet, trop coûteux, n’a pas été réalisé et ce deuxième moulin n’a jamais servi.

Le lavoir
A côté de ce dernier, se trouve l’ancien lavoir construit en 1843.
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Le château

Le Château de Creully.

Le château de Creully relève à la fois de l’histoire de France, pour le rôle qu’il a joué au Moyen-Age, et de l’histoire de l’Art. C’est à ce double titre qu’il a été inscrit, le 11 juin 1927, à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques. Cette inscription concerne l’ensemble du château avec les remparts et les communs.

Ce bâtiment que l’on appelle aujourd’hui château, n’est en fait qu’une partie du donjon de l’ancienne forteresse. A l’emplacement de la pelouse, il y avait d’importantes constructions : écuries, entrepôts par exemple. Le donjon lui-même se prolongeait jusqu’aux remparts.

Nous pénétrions dans la forteresse par un pont-levis situé là où il y a un pont de pierre, sous les remparts.

Ce château d’origine médiévale, connut tout au long des siècles de multiples transformations et aménagements.

Vers 1050 : le château ne ressemble pas à une forteresse défensive, mais plus à une grosse ferme. En effet, à cette époque c’est seulement un grand domaine seigneurial. Son architecture ressemble à celle d’une église, notamment celle de Creully car ces deux monuments sont contemporains.

1360 : C’est la Guerre de 100 ans, le château de Creully « se transforme » et devient une forteresse. En effet, les Français et les Anglais se le disputèrent. Pendant cette période de troubles, le château subit plusieurs remaniements, notamment dus aux Anglais lorsqu’ils occuperont lieu durant une trentaine d’années : la Tour Carrée (Tour de la BBC) est surélevée au XIV° siècle; construction de la tour de guet au XV° siècle; apparition du pont-levis devant l’entrée du donjon.

Mais les Français aussi fortifient le château pour se défendre contre les invasions : apparition du fossé intérieur avec construction d’un pont en pierre devant l’entrée du donjon; fortification de la façade et destruction d’autres bâtiments susceptibles de mettre en danger les habitants en étant assiégés (écuries, entrepôts, cuisines extérieures).

C’est à la fin de cette guerre, en 1450, que le château revînt aux mains de son seigneur légitime:  le baron de Creully.

A peine relevé de ses ruines, le château fut alors démoli sur ordre de Louis XI en 1461, par simple jalousie. Et ce même Louis XI, de passage à Creully, croit-on en 1471, autorisa sa reconstruction pour remercier les Creullois de leur chaleureux accueil.

Au XVI° et XVII° siècle, périodes de paix, les barons l’aménagent en demeure seigneuriale et tout ceci explique que l’on trouve ici des témoignages architecturaux de périodes différentes : tels que la disparition des agencements défensifs (remblaiement du fossé intérieur et destruction du pont-levis), la construction de la tourelle Renaissance et des grandes fenêtres sur la façade; enfin, les communs qui sont d’anciennes écuries datent du XVII° siècle.

Outre son architecture extérieure, le château abrite de magnifiques salles qui servent aujourd’hui à la location pour différentes manifestations : mariage, concert, congrès, etc... Notamment une longue salle basse et voûtée qui date du XII° siècle (vers 1140).

En ce qui concerne la généalogie des barons de Creully, il faut savoir que 22 barons de la même famille vont se succéder dans le château de 1035 à 1682. En 1682, le dernier baron de Creully, Antoine V de Sillans, trop endetté, dû vendre son château et c’est Colbert, ministre de Louis XIV, qui le rachète, mais qui n’y vint jamais car il meurt l’année d’après.

De 1682 à 1789, c’est la descendance de Colbert qui vivra dans ces lieux, puis lors de la Révolution de 1789, celui-ci sera confisqué et vendu à différents riches propriétaires terriens, cela jusqu’en 1946 puisqu’à cette date, c’est la commune de Creully qui en devient propriétaire.

Riche d’événements pendant la période médiévale, le château de Creully fait partie aussi d’un fait historique plus proche de nous : le Débarquement Allié du 06 juin 1944. En effet, la Tour carrée reconstruite par les Anglais au XIV° siècle fut de nouveau occupé par les Anglais à partir du 07 juin 1944.

Le 07 juin 1944, les soldats de la Royal Dragoons Guard débarqués à Ver-sur-Mer, libéraient Creully et jusqu’au 21 juillet de la même année, les correspondants de guerre de la BBC installèrent leur studio dans cette tour. Et c’est d’ici que partirent à travers le monde entier tous les messages de la BBC. Un musée de la radio commémore cet événement.

C’est ainsi que se termine notre périple à travers les vielles pierres de la forteresse de Creully.

Les Anciennes écuries

MAIS .... Nous ne voudrions pas manquer toutefois de vous faire rêver en vous contant une des légendes de ce lieu.

Cette légende est celle de la Dame aux ciseaux.

Encore adolescent, un Vierville avait eut une aventure avec la couturière de sa mère. Elle était, paraît-il, prénommée Guillemette. Quelques mois après, elle vint trouver le baron et lui annonce que sa lignée va avoir un descendant de plus. Le jeune baron insulte la couturière, car il n’a nullement l’intention de reconnaître cet héritier, le ton de la discussion monte et Guillemette a bout de nerfs, gifle le baron : outrage suprême! Celui-ci, digne descendant de Haymon, attrape la fille par les cheveux, s’empare des ciseaux qu’elle porte toujours à la ceinture et la poignarde avec. Les ciseaux font une plaie profonde par où le sang gicle. Dans un souffle, Guillemette dit : « je te maudis » et meurt.

Le baron fait disparaître le corps dans une des caves de ce château afin que son crime reste ignoré. La nuit suivante, il est brusquement réveillé. Une forme est devant son lit, avec une grande paire de ciseaux et lui dit : « je serais toujours là, jusqu’à la fin des temps, je reviendrai rappeler à toi et à tes descendants, la lâcheté des barons de Creully ».

Et l’on dit que certains soirs, des promeneurs attardés à l’heure de minuit ont vu flotter dans l’air une grande forme blanche portant une paire de ciseaux.

Bibliographie:

            - Le château de Creully, par E. IMPEY.

            - La baronnie de Creully, par J.J. VIGOUREUX

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Mise à jour le 17-Mai-2005